Installation d’un digicode dans l’entreprise : quelle zone protéger ?


La sécurité et l’installation digicode est devenue au fil des années un enjeu primordial pour l’entreprise. Les moyens d’action des « pirates » ont évolué parallèlement au perfectionnement des dispositifs sécurisés mis en place dans les locaux professionnels. La mobilité, l’évolution des modes de travail collaboratif, l’internationalisation des moyens de développement ou de production offrent une multitude de portes d’entrée physiques ou logiques aux individus malintentionnés.

Analyse des lieux avant installation du digicode

Pour assurer la sécurité et l’intégrité de leur société, les dirigeants actuels peuvent bénéficier de technologies variées pour le contrôle d’accès. Il est fondamental néanmoins de définir et de déployer des moyens humains et techniques en parfaite adéquation avec la configuration de la société, la diversité des espaces à protéger et les fonctionnalités attendues dans le système de contrôle d’accès.

À l’instar de tout projet structurant, la mise en place d’une infrastructure de sécurité et l’installation d’un digicode implique une analyse détaillée et systématique des lieux, pour identifier les objectifs et appréhender les solutions d’ouverture à mettre en œuvre.

Cette analyse doit mettre en évidence :

  • La structure physique des bâtiments de l’entreprise,
  • La répartition des services au sein des bâtiments,
  • La nature et le niveau de confidentialité des activités de chaque branche,
  • L’interaction entre les services,
  • Les flux physiques à l’intérieur des bâtiments et dans les différentes zones qualifiées,
  • L’état des lieux, avec l’historique des événements,
  • Un recueil exhaustif des solutions actuellement utilisées (humains/digicode porte).

La synthèse de ces données est le point de départ de la réflexion portant sur la mise en place et l’installation du digicode ou l’optimisation des systèmes de contrôle des entrées. Une entreprise de services à la personne dont l’activité se concentre dans un local de 70 mètres carrés occupé par 20 personnes n’a évidemment pas les mêmes problématiques de contrôle d’accès qu’une entreprise spécialisée dans la fabrication de puces électroniques pour la téléphonie mobile, dont les différents pôles sont répartis à travers le monde et qui occupe plusieurs milliers de salariés.

Le travail qui intervient à la suite de cet état des lieux consiste à identifier et pondérer pour chaque secteur de la société le risque encouru, la nature de ce risque, les portes d’entrée possibles, les contraintes métiers, et les moyens à mettre en œuvre pour assurer l’intégrité des biens et des personnes.

 

Pour chaque configuration d’entreprise une stratégie spécifique


Pour reprendre les configurations données précédemment dans le premier exemple, le contrôle d’accès physique peut se concentrer sur l’accès au local et aux ressources informatiques (archives, données de gestion et de comptabilité). Dans ce cas précis, l’installation d’un digicode peut répondre à une partie du problème de sécurité. Dans le deuxième cas, il est nécessaire de mettre en place une sécurité d’accès hiérarchisée, en tenant compte des spécificités de compétences locales, régionales, internationales (services de recherche et développement, zone de production, zone d’entreposage, etc.).

Au-delà de la gestion des flux physiques intra et interentreprises, l’installation d’un digicode peut donner lieu à une exploitation des données recueillies par des services connexes. Les données obtenues servent :

  • À la gestion des horaires variables et du temps de présence,
  • Au paiement de la cantine,
  • À l’usage de ressources mutualisées comme une photocopieuse,
  • À l’identification sur son ordinateur de bureau.